La Pacte de Marrakech

– vendredi 14 décembre 2018

Nous en avons tous entendu parler : le pacte de Marrakech sur les migrations a été approuvé lundi dernier devant les représentants de près de 160 pays.
Ce texte structuré en 23 points visant à améliorer la gestion des flux migratoires (rendre plus accessibles les filières légales de migration, mieux gérer les frontières ou encore rendre les routes migratoires moins dangereuses) s’apprête à être ratifié ce mercredi par l’Assemblée générale de l’ONU.
Mais qu’en est-il des migrations en Europe ?
D’après les chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), depuis le début de l’année 2018 quelque 116 000 personnes sont entrées dans l’Union européenne par la mer. Elles ont atteint les côtes d’Espagne, de Grèce ou encore d’Italie.
Il s’agit d’un chiffre en baisse si comparé aux données de 2017 (172 000 personnes) et de 2016 (363 000). Le fait est qu’au printemps 2016 l’UE a signé un accord avec la Turquie ayant pour but la réduction des migrations vers l’Europe.
L’immigration demeure pourtant un sujet centrale dans le débat politique. Si le Parlement européen a salué l’adoption du pacte de Marrakech (un texte international non contraignant), plusieurs pays membres de l’UE s’y sont opposés. D’autres hésitent.
L’Autriche, la Lettonie ou encore les Etats du groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Pologne et Slovaquie) estiment que ce texte limiterait leur souveraineté en termes de gestion des migrations. Plusieurs de ces pays ont refusé aussi toute répartition des migrants arrivés sur les côtes de l’UE.
Malgré une politique commune en termes d’immigration et d’asile (accord de Dublin, règles communes dans l’Espace Schengen etc.), il appartient en effet à chaque Etat de fixer le nombre de ressortissants de pays tiers qui sont autorisés à s’installer sur son territoire. Et même la libre circulation peut être suspendue de façon provisoire.
C’est notamment ce qu’a décidé de faire la France suite aux attentats de novembre 2015. Depuis, et jusqu’au 30 avril 2019, les forces de l’ordre françaises peuvent procéder à des vérifications d’identité aux frontières de l’Hexagone. Et au delà de cette date il est fort possible qu’elles renouvellent encore pendant six mois cette suspension temporaire de Schengen.

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