Accord conclu avec la Grande-Bretagne !

 – Lundi 22 février 2016 –

Le Premier ministre britannique David Cameron défendra finalement le maintien de son pays dans l’UE. Il considère qu’il a obtenu lors du Conseil européen du 19 février dernier assez de concessions de la part des 27 autres Etats-membres et que « les intérêts du Royaume-Uni sont sauvegardés ».

Pour schématiser, David Cameron est pour une « Europe économique », mais n’est pas intéressé par une « Europe politique ».

Du point de vue économique, alors que Cameron trouvait que son pays était discriminé car il n’utilise pas l’euro, il dit avoir été entendu de ce point de vue là. Le Royaume-Uni bénéficiera d’un droit de regard sur la zone euro. Cela veut dire qu’il pourra exprimer son opposition à une mesure de la zone euro, et que le Conseil de l’UE devra en discuter. Mais le Royaume-Uni n’aura pas de droit de veto.

Le Premier ministre britannique veut que les autres Européens ne coûtent rien à son pays. Accordé ! Il va pouvoir limiter pendant sept ans certaines aides sociales qu’il aurait dû verser pour les ressortissants de l’UE.

Symboliquement, le pays ne veut pas davantage d’intégration européenne et David Cameron a obtenu que le Royaume Uni ne soit plus concerné par l’obligation de construire « une Union toujours plus étroite ».

David Cameron voulait en outre un mécanisme qui permette aux Etats membres de s’opposer à l’UE. Cela lui est accordé : plusieurs parlements nationaux, ensemble, pourront s’opposer à un texte européen. Mais ce système sera très compliqué à appliquer. A suivre donc…

Le Premier ministre doit maintenant convaincre les Britanniques de voter contre le Brexit lors du referendum qu’il organisera le 23 juin prochain. Peut-être pas facile : le maire de Londres, très populaire et du même parti que Cameron, s’est, lui, dit être pour le Brexit…

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