Brexit, here we are !

– Lundi 19 juin

Nous y voici. Ce lundi 19 juin à Bruxelles, David Davis, ministre britannique chargé du « Brexit » — contraction de « Britain Exit » utilisée pour nommer  la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne —, et le Français Michel Barnier, chef des négociateurs côté UE, ont donné ensemble lors d’une réunion le top départ officiel des négociations du divorce.

Pour entrer dans le vif du sujet, il aura donc fallu attendre un an après le référendum britannique du 23 juin 2016, synonyme de séisme politique pour l’UE, voyant pour la première fois un de ses membres décider de la quitter. Ce délai d’un an, les 27 pays restants l’ont mis à profit pour consolider leur unité face à Londres dans le bras de fer qui s’annonce. Ne rien lâcher en somme et montrer aux opinions publiques que quitter l’UE peut avoir de lourdes conséquences, notamment financièrement.

De l’autre côté de la Manche un épais « fog » empêche encore d’y voir clair dans les intentions, « soft » ou « hard », des Tories, parti conservateur au pouvoir.

Quel futur partenaire sera le Royaume-Uni ? Un allié uniquement commercial bénéficiant de l’accès au marché unique européen pour ses entreprises mais limitant la circulation des personnes et l’immigration ? A Bruxelles on insiste sur le fait que ces deux libertés sont indissociables. Bien malin qui pourrait dire aujourd’hui ce que contiendra l’accord de divorce et même garantir qu’il y aura un accord.

Les négociations sont censées aboutir à la fin mars 2019, pour qu’au moins la décision du « Leave » prive les Britanniques des élections européennes prévues cette année-là. Il n’est pas question d’élire de nouveau des eurodéputés britanniques pour cinq ans. Michel Barnier a même un agenda plus serré ; il veut boucler la discussion à l’automne 2018 pour laisser ensuite le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier l’accord.

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