Comment la France s’organise-t-elle pour les migrants ?

– Vendredi 11 mars 2016 –

Des milliers de migrants arrivent et veulent s’installer en Europe occidentale, surtout en Allemagne ou en Suède. Ils hésitent à venir en France, qui a mauvaise réputation à leurs yeux à cause de la crise économique et parce qu’ils craignent un accueil xénophobe. Mais qu’organise la France pour les accueillir ?

L’an dernier, le ministre français de l’Intérieur a nommé un « Coordinateur national de l’accueil des réfugiés ». L’Union européenne avait convenu d’un plan de répartition des migrants qui arrivent en Grèce et en Italie. Le coordinateur est chargé de s’entendre avec les différentes villes françaises qui proposent ou à qui on demande d’héberger des migrants. Il a fait un premier bilan :  jusqu’à présent seules quelques centaines de personnes sont arrivées en France ; C’est très peu, puisque les  villes françaises ont mis à disposition 5 200 logements et ont prévu d’accueillir 32 000 personnes en deux ans.

En fait, le mécanisme de répartition des migrants convenu entre pays européens ne fonctionne pas : les migrants qui arrivent en Grèce préfèrent aller par leurs propres moyens dans le pays de leur choix, plutôt que d’attendre dans un « hotspot » que leur dossier soit traité.

Par ailleurs, les villes françaises proposent de grands logements, destinés aux familles. Or, ce sont surtout des hommes seuls qui viennent en France. Selon le coordinateur, ils ont des profils très différents : certains sont très diplômés (ingénieurs, médecins), d’autres sont commerçants ou agriculteurs, et d’autres encore n’ont aucun diplôme. Mais, il ajoute que « tous veulent participer à la richesse nationale ».

Il existe 102 « centres d’accueil et d’orientation »  partout en France. Ils ont été créés à l’automne 2015 pour mettre à l’abri les migrants en transit qui tentent de rejoindre le Royaume-Uni. Certains de ces centres — qu ‘il était initialement prévu de fermer à la fin de la période hivernale — vont rester ouverts. Le gouvernement souhaite que les migrants de la « jungle de Calais », qui est en cours de destruction, s’y installent.

Et puis à Grande Synthe, près de Dunkerque, les candidats qui veulent partir au Royaume-Uni s’organisent aussi. Des associations y ont construit des cabanons en bois, mais l’Etat estime que ce camp de Grande Synthe n’est pas aux normes de sécurité et veut que les migrants se rendent dans un camp surveillé et fermé.

 

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