Google a nouveau dans le collimateur de la Commission europeenne

– Jeudi 21 avril 2016 –

L’Union européenne est un grand marché économique : elle a des règles de concurrence très strictes, et elle veut les faire respecter !

La Commission européenne, et plus particulièrement la Commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, ont adressé à Google et son système d’exploitation Android une « communication de griefs » pour « abus de position dominante ».

Qu’est-ce que ça veut dire ? La Commission a un pouvoir d’enquête et de sanctions à l’égard des entreprises qui ne respectent pas les lois économiques européennes. Elle vient de conclure que Google et Android ont enfreint les règles et leur a envoyé ses conclusions pour leur permettre de se défendre avant toute sanction.

Android équipe 80% des smartphones du monde. Même si Android est un logiciel ouvert, c’est-à-dire que les fabricants de smartphones peuvent en théorie le modifier, Google s’arrange pour empêcher toute modification et incite financièrement les constructeurs à y installer exclusivement Chrome, son propre moteur de recherche.  Bref, la Commission européenne estime que Google, via Android, empêcherait à d’autres systèmes concurrents de se développer.

Google va maintenant préparer sa défense : l’entreprise à 12 semaines pour répondre à la Commission. Si celle-ci n’est pas convaincue par la réponse donnée, Google risquera une amende allant jusqu’à 10% de son chiffre d’affaire, soit plusieurs milliards d’euros à payer !

Ce n’est pas la première fois que la Commission européenne attaque le géant américain Google. Il y a un an, elle lui avait déjà adressé une communication de griefs pour abus de position dominante, cette fois-ci en matière de recherche sur internet. La procédure est toujours en cours.

La Commission européenne a déjà fait condamner Starbucks et Fiat pour d’autres abus économiques. Elle enquête actuellement sur Amazon et McDonalds.

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