Le bien-etre animal en question

– Lundi 4 avril 2016 –

Ces derniers mois, plusieurs vidéos tournées dans des abattoirs français ont fait le buzz sur Internet. Elles montraient des images choquantes d’animaux maltraités avant leur abattage pour consommation. Depuis, le gouvernement a promis de rendre obligatoire la présence d’un représentant de la protection animale dans tous les abattoirs de France.

L’Union européenne avait déjà légiféré sur ce sujet pour les plus grands abattoirs ! Depuis 2009, un règlement les oblige à choisir un référent chargé de surveiller le bon traitement des bêtes. Cela n’a pas réussi à empêcher des scandales.

Le 15 mars dernier, les ministres de l’agriculture allemand, néerlandais, suédois et belge ont demandé à la Commission européenne d’améliorer la législation sur le bien-être des animaux d’élevage. En novembre dernier,  85% des députés européens ont voté une résolution demandant  à la Commission d’élaborer un plan d’action pour mettre fin aux mauvais traitements sur les animaux d’élevage. Mais une résolution du parlement n’est pas contraignante. C’est une demande faite par les députés aux commissaires européens ou aux chefs d’Etats et de gouvernements, et ceux-ci ne sont pas obligés d’en tenir compte.  Historiquement, ces questions sont très sensibles. En 2004, des discussions pour réglementer le transport des animaux destinés à l’abattage avaient duré des mois…

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