Les negociations du TAFTA

 – Mercredi 27 avril 2016 –

L’Union européenne d’un côté et les États-Unis de l’autre sont deux grands marchés économiques. A l’intérieur de chacune de ces deux zones, il n’y a pas de droits de douanes et les biens peuvent circuler librement, ce qui favorise les échanges.

Alors pourquoi ne pas unifier ces deux marchés pour en créer un seul, qui regrouperait l’UE et les États-Unis, soit plus de 800 millions de personnes ?  C’est globalement l’idée du « Traité de libre-échange transatlantique » connu sous le nom de TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) ou également de TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership).

Cette idée est déjà ancienne, elle a plus de 25 ans ! Mais comme l’UE et les États-Unis ne veulent pas ouvrir tous leurs marchés sans condition, ils doivent se mettre d’accord sur énormément de règles de fonctionnement, alors que les traditions économiques et les lois sont très différentes entre les deux zones.

Pour s’entendre, ils négocient. Par exemple, l’UE ne veut pas que les produits pharmaceutiques ou alimentaires qui viendraient des États-Unis soient d’une moins bonne qualité que les normes européennes. Il y a d’autres questions essentielles: les produits culturels doivent-ils être concernés par le marché libre ? Comment régler les conflits économiques qui pourront survenir ?

Les négociateurs se réunissent régulièrement pour faire des propositions et s’accorder sur ces différentes questions. On appelle cela un cycle de négociation. Il y en a déjà eu  12 depuis 2013. Cette semaine s’ouvre un nouveau cycle.

Dans l’UE, comme aux États-Unis, il y a beaucoup d’opposants au projet. Ils font entendre leurs voix à l’occasion de ce nouveau cycle en manifestant, comme en Allemagne le weekend dernier. Ils sont contre la libéralisation des échanges et trouvent que la Commission européenne, qui négocie au nom de l’UE, n’est pas transparente.

 

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