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Ce que le président français voudrait partager avec les autres Européens

L’actu du mercredi 6 mars /
Le 4 mars au soir, les lecteurs de journaux des 28 pays de l’UE ont pu lire, dans leur langue, la tribune du président français prônant une “renaissance européenne”. Il s’agit du deuxième temps fort européen de la présidence Macron après une première prise de parole très remarquée devant l’amphithéâtre de la Sorbonne en septembre 2017.

Qu’est-ce que le président propose ?
Le président français s’attaque à plusieurs grands thèmes pour réformer l’Union européenne, car selon lui “il y a urgence”, l’Europe est en “danger”.
Ses propositions font notamment référence à la création de plusieurs entités européennes comme une agence de protection des démocraties, une force de sécurité alimentaire, une banque européenne du climat ou encore un conseil européen pour la sécurité intérieure.
Pour répondre aux nouveaux enjeux du XXIe siècle, le président français souhaite aussi
une supervision européenne des plateformes numériques et un financement accru de l’innovation. Il propose également une agence pour protéger les gouvernements des cyber-attaques et pour lutter contre l’incitation à la violence sur internet.
Également évoquée, la révision du fonctionnement de l’espace Schengen, en ajoutant des obligations de responsabilité et de solidarité en matière de politique migratoire pour les pays membres. En outre, le président français remet sur le devant de la scène le concept d’une politique de sécurité et de défense à l’échelle européenne.
Sur le plan économique, le président français souhaite instaurer une “préférence européenne” pour certaines industries stratégiques (défense, agroalimentaire, etc) et pour les marchés publics. Enfin, les volets sociaux et environnementaux ne sont pas laissés pour compte : Emmanuel Macron se dit en faveur d’un salaire minimum adapté à chaque pays membres et d’une banque pour financer la transition écologique.

Est-ce nouveau ?
Si la Commission européenne salue le projet, elle a réagit en soulignant toutefois « qu’un certain nombre d’éléments qui ont été présentés par le président français correspond à des structures qui existent déjà ou à des propositions déjà faites par la Commission et qu’elle est en train de mettre en oeuvre”. De l’argent supplémentaire est en effet prévu dans le prochain budget européen pour soutenir l’innovation, la défense de l’environnement et la gestion des frontières extérieures.
Plus précisément, dans le domaine des technologies et du numérique, on peut dire qu’il existe déjà une supervision européenne des grandes plates-formes numériques ainsi qu’un plan d’action européen pour renforcer la sécurité de ces dernières. Actuellement, la Commission européenne procède par exemple à des simulations de cyber-attaques en collaboration avec les autorités nationales. Par ailleurs, un code de conduite volontaire incite déjà à lutter contre les discours de haine sur internet. La question est alors de savoir si les ministres qui feront l’Union des prochaines années seront enclins à adopter une réglementation plus contraignante.
Dans le domaine agroalimentaire, le président français a redit sont objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2025 tandis que de son côté l’autorité européenne de sécurité des aliments devrait disposer prochainement de pouvoirs et de budgets supplémentaires pour remplir les fonctions de la force de sécurité alimentaire.

La politique commerciale prônant une “préférence européenne” est surement le
domaine où les propositions présidentielles représentent le changement le plus
radical de la ligne européenne actuelle. Toutefois les commissaires européens sont aujourd’hui très réticents à ce genre de mesures dites “protectionnistes”. Pour beaucoup, le protectionnisme engendre le risque de se refermer sur soi-même sans jouer le jeu du libre-échange. Il peut, à terme, déclencher des guerres commerciales.
Sur le plan environnemental, le président français est l’un des rares chefs d’Etats européens à faire preuve d’ambition. Toutefois les récentes discussions entres les ministres de l’Union se résument souvent à une fracture entre ceux qui
veulent des réductions rapides et profondes des émission de carbone et ceux qui s’inquiètent de l’impact de ses politiques environnementalistes sur la
compétitivité et l’emploi. La Commission européenne se heurte là pour l’instant au blocage du Conseil des ministres. Et si on sait que la Commission va changer cet été selon le résultats des élections, on sait aussi que les ministres du Conseil de l’Union, eux, sont en place au delà des élections européennes puisqu’ils sont les ministres des Etats membres et ne changent qu’au fil des élections nationales.
Et il en va de même en matière de politique migratoire. La Commission européenne a fait des propositions proches de celles du président français mais la migration est un sujet brûlant, et le consensus européen au Conseil semble difficile à atteindre.
Sur plan de la défense, s’il existe une volonté politique d’en faire plus, la majorité des chefs d’Etat reste soucieuse de ne pas empiéter sur le rôle de l’OTAN.

Derrière ce projet, les considérations budgétaires réapparaissent très vite. Le prochain budget européen se fait sans le Royaume-Uni et certains pays comme les Pays-Bas, le Danemark ou la Suède autres gros contributeurs, restent pour l’instant sourds aux appels en faveur d’une augmentation des contributions nationales à ce budget.

Les grands chantiers vont modeler le budget et inversement…

Reste aussi à entendre les autres propositions voire contre-propositions françaises et européennes faites aux européens.

Les résultats des élections du 26 mai prochain vont déterminer une majorité au Parlement européen qui de fait dégagera aussi l’orientation politique de la Commission européenne, déterminante justement sur les grands chantiers et les futures grandes lignes budgétaires de l’Union.

 

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