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Une langue commune à l’Europe, une utopie ?

Dans la vidéo « Une question essentielle », une des lycéennes qui répond à Romain voudrait partager une langue commune… pour communiquer plus facilement avec les autres Européens.

Le multilinguisme est souvent vu comme un obstacle à la communication des peuples entre eux et à la création d’un espace public véritablement européen. Or, selon le Conseil de l’Europe, plus de 225 langues sont parlées aujourd’hui sur le continent. Il existe 26 langues officielles dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne, et 24 sont reconnues comme langue de travail au sein des institutions européennes (le luxembourgeois, au Luxembourg, et le turc, langue officielle de Chypre, étant exclus). Plusieurs solutions sont régulièrement évoquées pour poser les bases d’une langue commune européenne :

L’espéranto est une langue inventée en 1887 par un médecin polonais, Ludwik Lejzer Zamenhof, inspirée des langues indo-européennes. Soutenue par l’église catholique, son ambition était d’en faire une langue universelle, parlée partout dans le monde. Elle ne serait pratiquée aujourd’hui que par 3 à 10 millions de locuteurs, dont très peu se trouvent en Europe. Mais l’idée fait encore des émules, au point d’être défendue lors des scrutins européens par le parti Europe démocratie espéranto, qui milite pour l’introduction de cette langue dans les salles de classes.

A défaut de créer une nouvelle langue, c’est sans doute la solution la plus proche de la réalité. La langue de Shakespeare est la plus apprise dans le monde (1 milliard de personnes la parle en deuxième langue), et surtout en Europe, où 94 % des élèves européens la pratiquent en classe. Elle s’est imposée non seulement comme la langue du commerce international, mais aussi comme la langue de travail privilégiée des institutions européennes, une domination renforcée depuis l’entrée des pays d’Europe centrale dans l’Union.
Cette influence  pourrait être (légèrement) remise en cause par la sortie prochaine du Royaume-Uni de l’UE. Toutefois, c’est au Conseil de l’UE (composé
des ministres des 27 États membres) de voter à l’unanimité sur d’éventuels changements à
apporter au système linguistique. Il est donc peu probable que Malte ou l’Irlande
vote pour supprimer une langue pratiquée majoritairement par ses concitoyens.
En outre, plus de 90 % des documents du Conseil européen et de la Commission —
sans parler de la communication orale au sein des institutions — privilégient la
langue anglaise.
Cette primauté perdurera-t-elle alors que, Brexit oblige, la langue
anglaise arrive maintenant en 17e position des langues maternelles les plus parlées
par les citoyens européens ?

Avec le départ du Royaume-Uni, la part des personnes ayant l’anglais comme langue maternelle va passer à seulement un peu plus de 1 % de l’ensemble de la population européenne. L’allemand et le français pourraient ainsi se disputer la position linguistique dominante, car « il faudra publier les documents de travail et les textes officiels européens définitifs dans au moins l’une des langues officielles », explique le linguiste Bernard Cerquiglini. L’allemand est la langue comptant le plus de locuteurs natifs au sein de l’UE (82 millions) mais elle ne dispose pas de l’influence mondiale de la langue anglaise, développé sous l’empire britannique. Elle n’est d’ailleurs que la troisième langue la plus apprise par les écoliers européens (par 20 % d’entre eux). A l’inverse du français, deuxième langue la plus apprise par les petits Européens (24 %), et surtout parlée hors des frontières européennes depuis l’époque coloniale. C’est de surcroît la langue traditionnelle de la diplomatie, et elle part donc avec un avantage. Ce qui, selon Bernard Cerquiglini, n’empêchera pas les fonctionnaires européens de continuer à échanger en anglais dans les couloirs et dans les bureaux.

Pourquoi vouloir une langue commune en fin de compte ? Une seule langue mettrait en péril la diversité culturelle européenne. Très investi sur la question, le Conseil de l’Europe a rédigé dès 1992 une charte européenne des langues régionales ou minoritaires, afin de les promouvoir en tant qu’aspect menacé du patrimoine culturel européen. 25 États l’ont ratifié, dont l’Espagne, qui abrite des locuteurs de deux langues symboliques de la cause minoritaire, le catalan et le basque. La célèbre devise « d’union dans la diversité » est aussi la position défendue actuellement par la Commission. Celle-ci encourage l’apprentissage d’une deuxième langue, développe ses services de traduction et investit notamment pour développer des systèmes de traduction informatisés.

 

Photo © Priscilla-Du-Preez_Unsplash

Qu’est-ce que vous souhaiteriez partager avec les autres européens dans les années à venir ?

Immersion citoyenne sur l’Europe et l’Union européenne

Chaque sujet lancé par les participants en réponse à cette question et diffusé dans les vidéos de la série L’Europe c’est pas sorcier a fait l’objet d’un dossier qu’on vous livre ici. Vraiment intéressant !

Et vous, à Romain… vous auriez répondu quoi ?

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L’Europe c’est pas sorcier ?

L’Europe c’est pas sorcier est une opération transmedia, participative et intergénérationnelle sur l’Europe dédiée aux enfants, aux adolescents et jeunes adultes, aux parents et grands parents.

En mettant les internautes en immersion sur les sujets européens qui les intéressent, ce site est un des éléments de l’opération L’Europe c’est pas sorcier qui se décline aussi en une exposition, un mémento et des événements en région.

C’est L’Union européenne expliquée à tous. Son histoire, les gens qui y vivent et qui la font, les traités, les institutions et leurs rôles, les chefs d’Etat et les commissaires, les ministres et les députés, les sujets de tous les jours et l’Europe de demain.

L’opération est produite à l’initiative de et par Graine d’Europe qui associe sa démarche de sensibilisation à l’Europe à la philosophie de l’émission « C’est pas sorcier » pour créer le concept « L’Europe c’est pas sorcier », en partenariat avec France Télévisions.

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