L’Europe de la defense va-t-elle finalement avancer ?

– Vendredi 23 juin

Serpent de mer de la politique européenne, ce sujet était au menu ce jeudi 22 juin du Conseil européen réuni à Bruxelles, le fameux sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 pays membres de l’UE organisé au moins deux fois par semestre.

Depuis un an, la Commission européenne s’emploie à réactiver cette idée d’une meilleure défense commune de l’UE, parallèlement à ce que fait l’Otan (rappelons que 22 des 29 membres de l’Otan sont aussi membres de l’Union européenne).

L’exécutif européen, emmené par Jean-Claude Juncker et Federica Mogherini, et soutenu notamment par la France et l’Allemagne, estime que le Vieux-Continent — dont la défense dépend depuis 70 ans du « bouclier » américain — devra pouvoir de plus en plus compter sur ses propres forces et moyens militaires… D’autant plus que l’élection de Donald Trump a ajouté à l’incertitude existante sur le niveau d’engagement futur des Etats-Unis.

Concrètement, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont approuvé jeudi le nouvel élan impulsé à Bruxelles, souhaitant par exemple une « concrétisation rapide » de l’idée du Fonds européen de la défense avancée récemment par M. Juncker. Son objectif est de récolter de l’argent pour des achats en commun de matériel militaire et des programmes communs de recherche. On peut imaginer qu’un seul type de char, produit dans l’UE, soit privilégié, là où les pays membres utilisent aujourd’hui 17 types de véhicule différents.

Typiquement, sur ce sujet, l’Europe est condamnée à une politique des « petits pas ». La dotation de ce fonds dépend du bon vouloir des Etats membres, dont on connaît les contraintes budgétaires à respecter.

Le président français Emmanuel Macron, qui participait à son premier sommet européen, entend en tout cas confirmer le rôle moteur de la France sur ce dossier. Il a affirmé que le texte adopté jeudi soir par les 28 a « une porte historique ».

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