L’UE et le Royaume-Uni : un vrai divorce !

– Vendredi 20 janvier –

Souvenez-vous, en juin dernier, le referendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne s’était soldé par la victoire du Brexit, avec 52 % des voix. La mobilisation des Écossais, des Irlandais du Nord et des Londoniens, qui s’étaient majoritairement prononcés en faveur du maintien du pays dans l’Union européenne, n’avaient pas suffi à faire pencher la balance.

Or, depuis plusieurs mois, les milieux européens attendaient une prise de position claire du gouvernement britannique sur ce Brexit.

Mardi 17 janvier enfin, à l’occasion d’un discours très attendu, Theresa May a levé le voile sur ses intentions et a déclaré : « Le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni, et c’est ce que nous allons faire ». La Première ministre estime que pour retrouver la maîtrise de l’immigration vers la Grande-Bretagne, la rupture avec l’Union européenne doit être « claire et nette ».

Cette rupture qui implique de durcir les conditions d’entrées dans le pays se traduira aussi par sa sortie du marché unique, et le détricotage des liens tissés durant 40 ans entre le pays et l’UE, dans des domaines aussi variés que la recherche scientifique, les échanges d’étudiants (Erasmus), ou de la coopération judiciaire.

C’est l’article 50 du Traité de Lisbonne qui permet la sortie de l’Union européenne. Theresa May devrait le déclencher avant la fin du mois de mars, après voir reçu l’aval du Parlement britannique. S’en suivra une période d’âpres négociations, qui devrait durer deux ans, au minimum. D’ici là, le Royaume-Uni restera un État membre de l’UE à part entière.

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