Le point sur la crise migratoire

– Vendredi 3 juin 2016 –

Depuis le mois de janvier, 204 000 migrants sont arrivés en Europe. Ce sont principalement des Syriens et des Afghans. Vous savez que 800 d’entre eux sont morts la semaine dernière et que cela porte à 2 500 le nombre de migrants morts en mer. C’est 30 % de mortalité supplémentaire par rapport à la même période, l’an dernier.

Depuis l’accord passé fin mars entre l’UE et la Turquie, le flux de migrants vers la Grèce a diminué. En revanche, le nombre de migrants qui traversent la Méditerranée depuis la Libye vers l’Italie reste stable à environ 45 000 personnes : la traversée par la Méditerranée est plus risquée et la mortalité y est bien plus élevée que lorsqu’un migrant emprunte la route Turquie-Grèce. Selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés, la probabilité de mourir pour un migrant qui tente sa chance depuis la Libye est de 1 sur 23, contre 1 sur 81 pour ceux qui partent de la Turquie.

A la demande des États-membres de l’UE, la Commission européenne avait proposé il y a quelques mois la création d’un corps de garde-côtes et de garde-frontières européens. Jusqu’à présent c’est exclusivement les États qui mobilisent leurs équipes. Ce nouveau dispositif permettrait à Frontex de faire intervenir rapidement des gardes venant de toute l’Union dans le cas où un État demanderait de l’aide. Ces gardes européens pourraient même intervenir si un État n’agissait pas pour gérer une situation jugée critique pour la sécurité de l’espace Schengen.

Les députés de la commission « libertés civiles » du Parlement européen viennent de se prononcer en soutien à cette mesure. Maintenant, le Parlement doit adopter définitivement le projet et les ministres de l’Intérieur des États-membres, réunis en Conseil de l’UE, doivent négocier les détails de sa mise en place.

 

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